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Marc Humbert

Né le 19 Septembre 1947 à Arras (dans le Pas de Calais), j’y ai vécu mes premières années, dans une banlieue pauvre près de la route de St Pol, puis je me suis déplacé avec la famille à Cambrai dans le Nord et ensuite à Lorient, en Bretagne où j’ai passé le baccalauréat mathématiques. En 1965 je suis allé poursuivre des études à Lille et j’ai suivi les enseignements de l’IESEG, de la Faculté Catholique et passé des diplômes de la Faculté de droit et d’économie d’Assas à Paris jusqu’en 1968, enfin j’ai terminé mes études à Rennes.
Je suis actuellement, et depuis 1981, professeur des universités après avoir été reçu au concours national d'agrégation et après une thèse de doctorat d’Etat en Sciences économiques sur le Mexique (en 1975) intitulée : « Le rôle de l’agriculture dans la croissance mexicaine entre 1910 et 1970 » et une thèse de 3ème cycle en sciences de gestion (en 1976) sur l’ « analyse des relations interindustrielles ».
Après quatre années au Japon comme directeur français à la Maison franco japonaise de Tokyo et du centre de recherche sur le Japon contemporain associé au CNRS, puis comme chercheur CNRS associé à l'université Ritsumeikan de Kyoto, j'ai repris en septembre 2012 mon poste de professeur à la faculté de sciences économiques de l'université de Rennnes 1. Je mène des activités de recherches dans le cadre du CRCJR - Centre de recherches sur la culture japonaise de Rennes- rattaché au CIAPHS de l'université Rennes 2.

Petite histoire de mes travaux de recherche.
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J’ai démarré mes activités en étant animé par le souhait de contribuer à l’amélioration de la situation des populations les plus en difficulté et la volonté de découvrir comment elles pourraient se sortir collectivement des situations difficiles dont il faut comprendre les tenants et les aboutissants. Au fil des recherches ma perception de ceux-ci s’est modifiée et s’est affinée A partir de la fin des années soixante-dix mes travaux visent à élucider la formation de la hiérarchie des nations, en soulignant l’origine industrielle de cette hiérarchie et en identifiant son moteur comme étant la capacité sociétale de changement technique qui s’appuie sur une nécessaire base populaire. A la lumière tant de l’histoire des nations depuis la révolution industrielle, que des restructurations industrielles mondiales en cours au début des années 80, il m’est apparu indispensable d’essayer de comprendre l’expérience japonaise comme parcours exemplaire. A cette date le Japon est alors le seul pays non occidental devenu industriel et il se montre bien plus performant dans la restructuration en cours que l’Europe, face aux Etats-Unis et au reste du Monde.

L’appareillage de la théorie économique standard n’était guère performant pour mes travaux, car cette théorie n’est adaptée ni aux questions de développement, ni à celle du changement technologique ou encore de la hiérarchie entre les nations. En parallèle aux études de terrain, il m’a donc fallu forger des outils conceptuels (que je peux mettre sous le terme général de théorie du système industriel mondial) et aller ici et là porter la controverse avec les tenants de l’orthodoxie théorique. A l’issue d’une de ces réunions de critique des théories standard, à Lisbonne, en 2000, j’ai dit à mes amis, que j’en avais assez de ces combats d’idées avec des collègues qui restaient campés sur leur position. Plutôt que de dépenser notre énergie à lire et critiquer par le menu leurs travaux, nous ferions mieux de construire par nous-même un outil théorique différent qui puisse rendre compte du monde et en particulier de tous ces aspects qui bien qu’essentiels sont exclus de la théorie standard.

C’est l’idée initiale qui a mené à la formation de PEKEA en 2002. Dès le début, certains qui nous ont rejoints ont indiqué que les problèmes d’environnement n’étaient pas assez soulignés dans l’argument de lancement. Nous ne l’avons pas réécrit mais nous avons intégré ces questions dans la recherche de quel futur commun était possible. En ce qui me concerne, je suis devenu bientôt (2006) convaincu que désormais, pour les pays industriels, la croissance matérielle était finie et que pour les pays non industrialisés il allait falloir l’organiser d’une manière bien différente des façons de faire du passé. Mes travaux antérieurs trouvaient là une de leurs limites. Quatre années passées au Japon ont renforcé son influence sur moi, par une plus grande connaissance des réalités de ce pays et par une meilleure appréhension de sa manière de percevoir le monde et de le comprendre. Ajoutons que le Japon connait aujourd’hui cette limite de la croissance industrielle, mais aussi la limite de son modèle de société qui pouvait passer comme au moins, voire plus efficace à certains égards que le modèle keynésien français ou européen.

Informations ponctuelles
1. Some Past Positions
1981-1983 Professeur à l'université de Bretagne Occidentale (Brest)
1983-1998 and 1999-2008, Professeur à l'université de Rennes1
1986-1994 Fondateur et Directeur du CERETIM -Centre d'études et de recherches sur l'entreprise, la technologie, l'industrie et la mondialisation-, Centre de recherche associé au CNRS, (Centre national de recherche scientifique)
1995-1998 Fondateur et directeur de l'IREIMAR - Institut de recherche européen sur les institutions et les marchés-, une fédération pluridisciplinaire de recherche regroupant 6 centres de recherches (en droit, économie, gestion et science politique) associée au CNRS
1989-1999 Cnseiller auprès de la présidence de l'université de Rennes 1
1999 Chercheur à l'université de Tokyo, avec une bourse de la Fondation du Japon, en année sabbatique de l'université de Rennes 1
2008-2011 Directeur de l'UMIFRE 19 CNRS- MAE ( un des instituts français de recherche à l'étranger du ministère des affaires étrangères associés au CNRS) à Tokyo (Japan)dénommé sous cette direction « Institut français de recherche sur le Japon contemporain»
2010-2011 Directeur adjoint du Centre de recherche sur l'Asie Orientale, USR CNRS 3331 (regroupant l'UMIFRE 19 de Tokyo et l'UMIFRE 18de Hong Kong).
2011-2012 Chercheur au CNRS, en poste au Japon
2012 Enseignant accueilli à l'université de Ristumeikan à Kyoto.

Professeur ou/et chercheurs invité (différentes années)
University Federal of Rio de Janeiro, University Nacional Autonoma de Mexico, University of Tokyo, University of Ritsumeikan, University of Fukui, Universitat de Barcelone

2. Teaching (principal courses taught in the last previous years)
Innovation and globalization/ Cooperative strategies/International trade, international organizations/ The globalization of business/Technology management/Production management in Japanese Enterprises/Political and Ethical Economy
Level : graduates and postgraduates

3. Supervising activities and conference organisation

Research Supervisor for 35 students who got their French PhD & HDR (Habilitation) and scientific director for a dozen of collective research projects leading to publications of reports and edited books.
Numerous international conferences organized and after 2000 with the PEKEA project and a network of more than 800 researchers from 50 countries and 15 disciplines.
Last international conferences organised :
In September 2002 in Santiago de Chile at the ECLAC Headquarters,
In December 2003 in Rennes, France, at the University of Rennes 1
In November 2004 in Bangkok, Thailand, at the UNESCAP headquarters with the DPU University.
In November 2005 a conference in Rennes, at University of Rennes 2
In December 2006 a conference in Dakar, Africa, with CODESRIA.
In October 2008, a conference in Rennes, France, at University of Rennes 2, with OECD and CoE.
From October 2008 to August 2011 , a dozen of international conferences organised in Tokyo at Maison Franco Japonaise.

4. Publications.
The full list comprises more than 220 different items, among them, at least14 authored or edited books, 40 articles in scientific reviews (Review of International Political Economy, The Journal of Post Keynesian Economics Revue d’Economie Industrielle, Revue Tiers monde, Economies et Sociétés, Mondes en développement, Espaces Temps, Argumentos, etc.) or chapters of books, 15 written communications to International conferences abroad, 15 reports for national or international organisations.


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