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Textes disponibles

N°15 July - September 2008
Ce numéro n’a pas été publié en français mais le texte français était accessible depuis la version anglaise de la Newsletter.
« Joseph Ki-Zerbo(1922-2006) – Le développement clés en tête »
par Amadé BADINI, Université de Ougadougou, Burkina Faso

Le professeur Joseph Ki-Zerbo est incontestablement l’un des penseurs de l’Afrique contemporaine qui auront marqué leur époque. Intellectuel classique moulé par les écoles et les universités de France pendant la période coloniale, il vécut dans sa chair, son esprit et son intelligence les affres et les abus divers que la colonisation, sa logique, ses objectifs et ses méthodes ont imposés aux peuples d’Afrique, ceux d’Afrique noire notamment, depuis le début du siècle et même au-delà. La ferme conscience qu’il avait de ses origines, l’attachement qui était le sien pour son pays et son peuple, le sentiment de reconnaissance envers son continent et la révolte saine et forte qui grondait en lui ont achevé de faire de lui un militant de première heure des luttes de libération nationale et africaine ; ce militantisme permanent se nourrit malgré tout de la science qu’il a acquise dans les structures éducatives de la puissance coloniale.
Savant, Ki-Zerbo l’est en effet. Agrégé d’histoire, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il personnalisait déjà la transdisciplinarité, « l’indisciplinarité » (E. Morin) qui va devenir plus tard la toile de fond épistémologique de l’approche qu’il préconise à propos des questions du développement de l’Afrique. [ ...]
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N°14 Avril - Juin 2008 "Karl Polanyi sur le processus instituté de démocratisation économique et l’apprentissage sociétal"
par Marguerite MENDELL, Institut Karl Polanyi d’Economie Politique, Montréal, Canada

Ce texte ne sera pas centré sur La grande transformation mais s’appuiera sur des écrits antérieurs et postérieurs de Karl Polanyi où son intérêt porte sur les éléments constitutifs qui nous définissent comme des êtres sociaux et tout autant des agents du changement social.
Pour sûr, Karl Polanyi est le mieux connu pour La grande transformation. Cet ouvrage publié en 1944 a été traduit en onze langues et est considéré comme un classique du vingtième siècle. Dans La grande transformation Polanyi documente les interventions politiques contradictoires qui ont été nécessaires pour installer l’économie de marché auto-régulé au dix-neuvième siècle et les mesures subséquentes de protection pour prévenir l’effondrement social. La vision utopiste d’une économie de libre marché ne pouvait être réalisée. L’analyse de Polany est appuyée sur un cadre historique et comparatif qui a défié les arguments fondateurs de la théorie économique et de l’histoire économique. L’échec de l’économie du marché auto-régulé était due à une erreur de conception de la façon de la vie économique est organisée. Toutes les économies sont encastrées dans des institutions sociales ; le libéralisme du dix-neuvième siècle a signé son propre acte de décès par son échec à comprendre comment les sociétés sont constituées. […]
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N°13 Janvier - Mars 2008 « Le forum social mondial – un processus en construction »
par Chico WHITAKER, Comité du FSM, São Paulo, Brésil

Le 26 janvier 2008, une nouvelle expérience est faite dans le processus du forum social mondial : c’est une journée globale d’action avec des activités libres, dans le monde entier, organisées par les participants au FSM, à tous les niveaux, en tous lieux sur les thèmes de la lutte pour vaincre le néolibéralisme (les informations sont disponibles sur le site wsf2008.net). Ceci pour dire que cette année le FSM a été totalement décentralisé, au lieu d’avoir un seul forum dans le monde, comme Porto Alegre (2001, 2002, 2003 et 2005), Mumbai (2004) et Nairobi (2007), ou des forums presque simultanés comme à Bamako, Caracas et Karachi en 2006. Télécharger le texte entier

N° 12 Octobre - Décembre 2007 « Economie et société- la perspective de Gandhi »
par Jeevan KUMAR université de Bangalore, Inde

« La véritable Economie ne va jamais à l’encontre des principes éthiques les plus élevés, de même que l'éthique véritable, pour mériter son nom, doit être en même temps de la bonne Economie... L'Economie véritable défend la justice sociale; elle promeut le bien de tous à parts égales, en incluant les plus faibles; et elle est indispensable pour une vie décente » - M. K. Gandhi, 'Harijan' du 9 octobre 1937.
La tâche critique à laquelle est confronté celui qui étudie l'économie gandhienne est de définir comment M. K. Gandhi comprenait l'Economie, comme distincte du courant économique traditionnel d’Adam Smith. Même s'il est vrai que Gandhi n'était pas un économiste professionnel, son économie est riche d'une compréhension de la dynamique des processus économiques, et intellectuellement stimulante par sa production d'alternatives créatrices.
Pour Gandhi, les activités économiques ne peuvent pas être séparées des autres activités. L'économie fait partie d'un mode de vie qui est fondé sur des valeurs collectives. Les activités économiques ne peuvent pas être abstraites de la vie humaine. Gandhi voulait garantir la justice distributive en s’assurant que la production et la répartition ne soient pas séparées.
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N°11 Juillet - Septembre 2007 « L’économie des institutions, la théorie du capital social et l’économie négociée- une approche scandinave de la théorie économique »
par Klaus NIELSEN, University of London, United Kingdom

Les réflexes mentaux sont formés par les contextes historiques et géographiques. Sans doute, les lieux de l’éducation et de la vie adulte d’un individu exercent une forte influence sur sa perception et ses idées. Si l’analyse néo-classique a un effet évident d’homogénéisation, c’est aussi le cas pour l’identité d’un individu qui a reçu une formation en sciences sociales et en économie. Pour ma part, le fait d’avoir grandi et vécu l’essentiel de ma vie dans le contexte économique et politique d’un Etat providence social-démocrate scandinave a fortement influencé mes vues et mes idées comme économiste. L’approche comparative qui est développée dans des études de cas et au travers plusieurs expériences de vie à l’étranger est venue en complément et a renforcé le rôle de formation de l’identité du contexte scandinave de mon expérience de la vie sociale.
La Scandinavie, dans mon cas le Danemark, n’est pas vraiment un paradis terrestre. Il n’est pas difficile d’identifier des domaines où des améliorations sont nécessaires, et l’on peut justifier de nombreuses critiques à l’égard de phénomènes actuels aussi bien qu’à l’égard des tendances présentes du développement. Néanmoins, à la lumière des comparaisons avec d’autres sociétés, tout scandinave doit admettre le fait que la Scandinavie obtient des résultats favorables au regard de nombre d’indicateurs. […]
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N° 10 Avril-Juin 2007 « Sur le sens d’articuler le local avec le global à partir d’une perspective d’économie sociale »
par José Luis CORAGGIO, UNGS, Argentina,

Dans de nombreux pays, du Centre et de la Périphérie, les gouvernements nationaux ou locaux ont accompagné ou adopté des initiatives pour transférer des ressources productives aux travailleuses et travailleurs sans emploi, non seulement pour assouvir leur faim et leurs besoins primaires avec leur propre production mais aussi pour qu’ils puissent entreprendre, individuellement ou en s’associant, des activités économiques durables, avec l’attente selon le bon sens néolibéral, de ce que bientôt ils pourront se passer de ce transfert de ressources (considérées comme des « subventions » initiales). Il n’est pas toujours facile de savoir si ces politiques sont la face publique de la deuxième variante présentée plus haut. Mais en tout cas, dans un système politique où il y a une hégémonie et une contre hégémonie, une chose est l’intention du décideur public, une autre est le contenu que lui donnera le jeu sociopolitique qui les met en oeuvre. […] Télécharger le texte entier

N° 9 Janvier-Mars 2007 « Les paysans africains et l’économie morale »
par Kazuhiko SUGIMURA Université de Fukui, Japon

En dépit de l'assistance continuelle que les diverses organisations internationales et les pays donateurs ont apportée aux pays africains jusqu'à maintenant, la stagnation de l'Afrique rurale reste notable, même parmi les pays en développement. Bien que l'économie de marché progresse dans l'Afrique rurale, la modernisation de l'agriculture n'avance pas. Cette stagnation de l'Afrique rurale peut être expliquée par des mécanismes internes à l'économie paysanne africaine. La tâche de comprendre ces mécanismes devient urgente. Nous nous focaliserons sur les facteurs internes, plutôt qu'externes, de la dynamique des régions rurales en Afrique et nous étudierons l'Economie Morale des paysans africains en tant qu'économie traditionnelle centrée sur le droit à la subsistance et sur la norme de réciprocité. […] Télécharger le texte entier


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